Message pour le parti de l’Annonciation.

Très chers frères et sœurs, Je vous écris aujourd’hui, 25 mars, en un jour qui, pour toute l’Église et pour nous de manière particulière, a une saveur spéciale. C’est la fête de l’Annonciation. En réfléchissant à ce que je pourrais partager avec vous, j’ai repris l’Évangile de Luc (1,26‑38) et je n’ai pas pu m’empêcher de le relier à notre vie quotidienne, à ce que nous vivons dans nos familles, au travail, dans nos centres locaux. Vous savez, ayant la grâce de voyager et de rencontrer tant de nos réalités à travers le monde, je me rends compte de plus en plus combien l’histoire de Marie à Nazareth est proche de la nôtre. Dieu n’a pas choisi un temple splendide pour faire l’annonce la plus importante de l’histoire, mais la maison simple d’une jeune fille du village. Il est entré dans l’ordinaire, dans la normalité la plus simple. Et ne fait‑il pas la même chose avec nous? Le Seigneur n’attend pas que nous soyons parfaits, que tout soit sous contrôle ou que les conditions soient idéales. Il entre dans nos vies souvent désordonnées, entre deux courses, entre les préoccupations pour les enfants ou pour le travail, et nous dit : « Réjouis‑toi, le Seigneur est avec toi ». Quand Marie entend les paroles de l’Ange, elle est troublée. Elle se pose des questions. « Comment cela se fera‑t‑il? ». Combien de fois nous posons‑nous la même question? Combien de fois nous sentons‑nous petits et insuffisants face aux défis que nous affrontons avec les jeunes ou aux difficultés de nos communautés? Et pourtant, Marie finit par faire confiance. Elle respire profondément et dit son « Me voici » : « Qu’il me soit fait selon ta parole ». Frères et sœurs, réfléchissons un instant : n’est‑ce pas le même « Me voici » que nous avons prononcé le jour de notre Promesse? Quand, avec un peu d’émotion et peut‑être la voix tremblante, nous avons dit : « Ô Père… attiré par ton Amour miséricordieux, je veux t’aimer en retour en faisant le bien », nous avons fait exactement comme Marie. Nous avons fait de la place à Dieu pour qu’il puisse rejoindre les autres à travers nous. Notre Promesse n’est pas un papier rangé dans un tiroir, ni un objectif atteint une fois pour toutes. C’est notre manière de dire « oui » chaque matin. Quand nous promettons de travailler pour le salut des jeunes et de témoigner de l’esprit salésien, nous disons au Seigneur : « Utilise mes mains, utilise mon cœur, utilise ma profession pour continuer ce que tu as commencé avec Don Bosco ». Être Salésiens Coopérateurs signifie précisément cela : être un sein accueillant dans le monde. Porter le style de Don Bosco, la joie de l’Évangile et la concrétude du Système Préventif là où nous vivons. Aujourd’hui, je vous demande une petite faveur, en frère. Ce soir, lorsque la journée se calme et que la maison devient silencieuse, prenez cinq minutes. Ressortez le texte de notre Promesse et relisez‑le lentement. Laissez‑le résonner en vous. Rappelez‑vous l’émotion de ce jour‑là et renouvelez votre « oui » avec la même fraîcheur et la même confiance. Je vous porte tous dans mon cœur et dans ma prière, en me souvenant des visages et des histoires rencontrés lors de mes voyages. Que Marie Auxiliatrice, qui a été la première à croire à l’impossible de Dieu, nous prenne par la main et nous aide à être de vrais salésiens dans le monde. Je vous embrasse tous très fort, Antonio Boccia